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PASKUA and the UPSIDE-DOWN*ART
MOVEMENT
et l'avénement d' un art luxueux ultra nuun Art des Antipodes aux antipodes du monde de l'art pour le renversement du monde à l'envers ![]() ![]() Accueil... Le Manifeste pour la Métamorphose du Monde - l'appel de Bora Bora - co-signé avec Edgar Morin et Pierre Gonod AntigAlerie des Antipodes Paskua par Arnau Puig... le texte original d'Arnau Puig en catalan... Paskua by Arnau Puig in English... Paskua par Riccardo Pineri Paskua par Jeannine Rivais [Black Block Kube] with Lily Oop OOPart Project with Lily Oop... Espace Contemporain des Arts du Pacifique* Paskua on Saatchi-Gallery* Paskua on Skyrock* ![]() Paskua le Blog, les vidéos... Paskua on Wikipedia* Paskua on ![]() Publications, Presse... L'atelier de Paskua (où s'y découvrent les oeuvres en cours) Paskua face au Néant... Occultation... UPSIDE-DOWN ART MANIFESTO "pour un art luxueux ultra nu"... Paskua's Exotic closed doors...
PASKUA IN ABODE OF CHAOS![]() * liens extérieurs PETITE BIBLIOTHEQUE VIRTUELLE LAROUSSE des Peintres 2008 La Bible de l'Art Singulier 2008 L'avant-garde selon Hakim Bey... The Situationist International Text Library TAZ par Hakim Bey Bolo Bolo par P.M. Réflexions sur l'art contemporain, Revue Réfractions Sens dessus-dessous, par Manuel Galeano, in Le Monde Diplomatique Art & Subversion selon Thomas Genty Petite librairie libertaire.... Magie du Chaos Indymédia Paskua on Cyber Punk Radio SF ![]() ![]() ![]() |
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Je
signe Paskua, je suis peintre, et photographe. Je vis et travaille
entre Brooklyn, New-York et Bora Bora en Polynésie Française où parfois on m'appelle le "Tahua",
ce
que différents dictionnaires de langue tahitienne traduisent
soit par guérisseur, soit par sorcier - littéralement
"celui qui voit". Je me suis fait voyant en suivant
l'impératif d'Arthur Rimbaud pour
pratiquer une sorte d'expressionnisme "chamanique" et
pariétal
voué à tous les désastres, un rituel
d'apparition
archaïque punk post Néo-Dadaïste qui
creuse
l'énigme mortelle de l'existence contre toutes les
disparitions,
histoire de tordre le cou à la mort, cet
hors-scène
obcène, par un face à face implacable... "Il n'est pas de sentiment qui jette dans l'éxubérance avec plus de force que celui du néant" écrivait Georges Bataille dans l'Erotisme. "Mais
en rien l'éxubérance n'est l'anéantissement: c'est
le dépassement de l'attitude atterrée, c'est la
transgression. (...) Au jeu de la transgression répond le jeu de
la figuration".J'y ai découvert la liberté libre. J'ai exposé à Tahiti à la galerie Winkler ("les jambes de Vaiana ne mênent à rien"), à la galerie des Tropiques à Papeete ("le boeuf et la rose") ainsi qu'à la galerie Antipodes ("colle à génie"), et à l'AntiGallery de Bora Bora, de Paris et de New York (avec les Outsiders avant-garde devant le New Museum). J'ai été "tabou" au Musée de Tahiti & ses îles pour l'exposition collective "Tabu, la passion de l'interdit", ce qui est assez plaisant. L'expo suivante intitulée "Mana" organisée par la même bande d'aliens enculistes au même Musée s'est transformée en pugilat. Pour les avoir interrogé sur le respect des droits d'auteur, la page de leur catalogue mis à la vente publique qui reproduisait sans autorisation l'oeuvre présentée a purement et simplement été massicotée. Cela ne s'était pas produit depuis les mises à l'index de l'Inquisition, les autodafés des nazis des oeuvres "dégénérées" ou les destructions des sculptures bouddhiques par les talibans ! J'ai participé à la Biennale de Lyon (Biennale Internationale d'Art Hors les Normes), j'ai exposé à l'AntigAlerie du Centre Beaubourg à Paris et eu une grande exposition personnelle au Palau Pignatelli à Barcelone, à l'invitation du Rieal Cercle Artistic Barcelonès et de l'Institut National d'Art Contemporain de Catalogne. J'y ai bénéficié de plusieurs acquisitions publiques par le Musée Salvador Dali de Barcelone, par le Musée Abello et par l'Europa Museum de Schengen à Luxembourg. Je suis ainsi le premier artiste "polynésien" à rentrer de son vivant dans un musée et à en sortir encore vif... Je suis intervenu à la Demeure du Chaos (l'oeuvre la plus importante du début du XXIème siécle selon le New-York Times) lors de la "Borderline Biennal 2007" pour une action contaminatrice de sabotage esthétique et de terrorisme poétique (terrorist party...). J'ai tout simplement écrit sur les murs de la DDC cette phrase détournée de Guy Debors: "Paskua ne travaille pas au spectacle de la fin du monde, mais à la fin du monde du spectacle". Ehrmann n'a toujours pas réagit... J'ai obtenu une sélection pour une exposition à ArtExpo New York 2008 et récemment pour la Biennale Internationale d'arte contemporane di Firenze (Florence) 2009. Pacific Arts Alliance m'a sélectionné pour les festivals Pacific Storm et Dreaming en Australie en Juin 2009 (je devenu un indigène). Je viens de détruire une de mes oeuvres (un cerf-volant traditionnel maori) au Musée de Tahiti & ses Îles pour faire des résidus calcinés une dation officielle... Je suis à l'initiative, avec Lily Oop, du [Black Block Kube] à Bora Bora qui est toujours en lévitation depuis un certain 11 septembre. Plus de deux mille personnes se le sont approprié lors de sa première présentation pour deux journées de création libre. Huit de mes oeuvres illustrent le dossier de janvier 2009 du Monde Diplomatique consacré à l'anarchie. J'expose à la Galerie du Carré d'Art de Tahiti du 15 Avril au 1er Mai vingt tableaux qui interprêtent l'appel à la "Métamorphose du Monde" d'Edgar Morin et de Pierre Gonod, puis à la Bundaberg National Gallery à Brisbane, en Australie, du 03 Juin au 14 Juillet 2009. On me dit "artiste Singulier", ce que j'accepte car je crois qu'un artiste n'exprime pas autrement l'universalité que par sa singularité. Je n'adhère qu'à moi-même. Je viens de nulle part. Je ne vais nulle part. Même aux antipodes, nulle part ne s'écrit pas quelque part. Je nomadisme. Ici comme ailleurs. Outside In. Inside Out. Je suis le traine-savate d'un art qui ne dit pas son nom. Un art luxueux ultra nu. OOPart (Out Of Place Artifact). Aux antipodes d'un monde à l'envers et du monde de l'art "contemporain", il est toujours "Upside-Down" dont je crée le mouvement, sens dessus-dessous. J'aime le chaos libre et venteux. Je suis un sauvage qui peint la sauvagerie de son temps. OOP Art Tactitian. Le critique catalan Arnau Puig, co-fondateur avec Antoni Tàpies du mouvement DAU AL SET, a écrit que "l'oeuvre de Paskua est merveilleuse. C'est l'expressionnisme devenu culte". Avec tout ça, on s'étonnera encore que je me retrouve cité dans le Larousse des Peintres et dans la Bible de l'Art Singulier... J'ai fait mes "humanités" classiques dans ma ville natale, Rouen, en Normandie et j'ai veillé trop longtemps les cadavres exquis de Gustave Flaubert, de Marcel Duchamp, et de celui de mon arrière grand-père, Arthur Cravan - Je suis donc l'arrière petit-neveu d'Oscar Wilde. Dès le primaire, mon maître d'école, Marcel Cramoysan, par ailleurs un peintre reconnu de l'école postimpressionniste rouennaise qui vient de disparaitre, remarque des dons pour le dessin et la peinture. J'ai entrepris plus tard des études rapides au crayon, à l'encre de Chine et au pastel à l'académie des Beaux-Arts en plein mouvement Punk entre deux concerts des "Dogs" et de "Little Bob Story" et la vente du Monde Libertaire. La fréquentation assidue de l'académie libre de peinture et de dessin de Laszlo Mindzensti, peintre en exil d'origine hongroise, dont les oeuvres sont au Musée d'Art Moderne de Paris, et de son atelier, rue Beauvoisine, m'a fait découvrir les dadaistes, les surréalistes, les peintres CoBrA, les actionnistes Viennois, et les exilés des pays de l'est. J'en conserve un ami polonais, lui aussi peintre, Bogdan Korczowski, dont les œuvres sont entrées au Musée de Cracovie, depuis. J'ai suivi des cours de philosophie, d'histoire de l'art et des religions à l'Université dispensés par un ancien lettriste-situationniste qui se croyait encore au printemps '68. J'ai donc dû dévier vers des études psychanalytiques assez poussées que j'ai pratiquées encore jusqu'à peu. J'ai créé en 1984 avec une bande de jeunes dont la moyenne d'âge n'avait pas vingt-cinq ans, et 20.000 francs de découvert, un magazine littéraire, ContreCiel, qui était un peu un "New Yorker" francophone qui aurait aussi ouvert ses pages aux écrivains et poètes arabes et africains, et aussi aux homosexuels comme à d'autres minorités encore. C'est à cette époque que j'ai connu Jean Vautrin, Alexandro Jodorowski et Arrabal - et tant d'autres comme Philippe Soupault. Je me rappelle de ces "soirées panique" et de mes promenades avec Arrabal dans les jardins du Luxembourg. ContreCiel a explosé au décollage. On s'est évidemment et littéralement planté face contre terre au douzième numéro, et un lauréat du Prix Goncourt m'a proposé gentiment de devenir son secrétaire l'année suivante. J'ai décliné l'offre pour un Leica à courte focale comme l'utilisent mes maîtres à photographier, Henri Cartier Bresson, Raymond Depardon, ou encore Michael Ackermann, pour sillonner l'Europe et l'Asie centrale pour le compte de grandes entreprises capitalistes et des commandes d'Etat. Auparavant, il avait tout de même fallu vendre des contrats d'assurance sur la vie en porte-à-porte à des particuliers qui ne s'en portent pas mieux. Un jour, je me suis installé pour quelques années dans le sud de l'Italie pour pratiquer une photographie d'art qui m'a valu le Prix Ilford en 2000 et un Polaroïd Award. Une meneuse de revue des Folies-Bergères plus tard, qui m'aurait laissé crever au pied du lit d'une cellule de Sainte-Anne, je me suis embarqué sur un bateau ivre avec des voiles pour un tour du monde sans retour et j'ai vécu une vie nomade en solitaire parmi les peuples des archipels du Pacifique Sud et des baleines à bosses. Après ces dérives psycho-géographiques au coeur de l'oecumene, je me suis arrêté finalement à Raiatea dans un vaste atelier pour une pratique picturale expérimentale que je qualifie "d'expression primale matièriste", pour ces réalisations éruptives et flamboyantes, transfiguratives et symbolistes sur des bois détruits ou brûlés, des termitières vitrifiées et des vieux sacs à coprah qui sentent encore l'huile de coco rance (CoPRaH art movt...). Là dessus, je tripatouille une mixture faite de résine et de polyuréthane, de pigments, de cendres et de bois brulés, de fibres naturelles, de plumes, de vieux torchons de peintre, de langes usagés, et mélangés encore avec du cocktail "GITMO", celui qu'utilisent contre leurs gardiens masqués les "combattants-ennemis" détenus au camp de Guantanamo - du sang, du sperme et de la merde d'artiste. Parfois aussi, j'utilise de la matière supposée radioactive abandonnée par le CEA (Centre d'Expérimentation Artistique) sur un atoll dévasté... Parfois encore, des poupées-foetus momifiées, comme en Ancienne Egypte. Materia prima pour une oeuvre au noir. Cette épaisseur, c'est celle de mon existence, face à "l'insoutenable légéreté de l'être". Cette épaisseur, ce volume, c'est aussi l'apport d'une dimension tridimentionnelle caractéristique des traditions esthétiques océaniennes que connait rarement la peinture occidentale. Dans mes oeuvres récentes, j'introduis également une sorte d'esthétique relationnelle en transformant les effilochures des vieux sacs à coprah sur lesquels je peins en "noeuds-mémoire" que réalise un public timide invité à participer. L'oeuvre devient une oeuvre collective en cours de création/destruction - jusqu'à ce que la trace originelle que j'avais initiée disparaisse enfin des regards sous l'accumulation de ces noeuds-mémoire, indissociables les uns des autres... Parce que le monde est couturé d'absences, ces noeuds-là, chargés de présence, sont finalement libératoires parce qu'ils irriguent l'oeuvre d'un sens collectif dans un nouvel espace expérimental - une zone d'autonomie temporaire. L'oeuvre est devenue "TO'O", littéralement "réceptacle des dieux", un objet-fétiche chargé d'une mémoire, d'une force, d'une énergie presque organique - le "mana", investi du pouvoir de l'effroi mais créateur de lien social et de perspectives de dépassement de l'art pour la réalisation de l'art. C'est comme pour le [Black Block Kube], cette machine de guerre alternative, collective, nomade et offensive, inventée et manifestée avec la complicité de Lily Oop. Un certain "artivisme", en quelque sorte, étayé de mes lectures de Stirner, Nietsche, Baudrillard, Debord, Deleuze et Gatary, et d'Albert Caraco. Le projet reste toujours d'abolir les frontières entre l'art et la vie - et la restauration de l'homme. Je claque des mots aussi depuis toujours, mais on verra ça plus tard. Je peins pour claquer la porte aux mots. Encore une chose: Arthur Cravan n'est pas mort au large du golfe du Mexique. Arthur Cravan, c'est moi, c'est mon arrière grand-père. Et je combats tous les jours, sur mes rings improvisés, les cons qui nous cernent, et les aliens enculistes. ![]() épitaphe de Marcel Duchamp sur sa tombe du cimetière monumental à Rouen"... |
| PEINDRE,
C'EST AIMER A NOUVEAU Voici un art pétulant, flottant, dansant, moqueur, enfantin, bienheureux. Un art jubilatoire, solaire, énergique; une pratique dionysiaque, pulsionnelle, érotique, spontanée, instinctive, libre, légère, nécessaire, vitale, moins primitive que " primale ". Paskua, artiste fixé aux antipodes d'un monde à l'envers, sur l'Ile sacrée des Maoris, Raiatea, véritable terre natale de sa peinture et plus essentielle que toute racine familiale ou locale, parce que rencontrée comme un destin, fixe des vertiges, plonge dans un océan de forces en lui-même, aux racines de la conscience, sculpte des parts maudites, exalte le réel dans toute sa présence, exulte sa vitalité sur des supports prêts à toutes les métamorphoses, prétextes à modifications, transformations, destructions. Jeu et déjouement. Un art du réel. Des bois vieillis, pourris, vermoulus, éclatés, détruits, ruinés, ravinés, creusés, découpés, gondolés, tordus, délaminés, brûlés, calcinés, grattés, déchirés, griffés, torturés, disent la relation de l'œuvre au temps. C'est la leçon de Marcel Duchamp, d'Antonin Artaud, d'Yves Klein, de Joseph Beuys, d'Asger Jorn, d'Otto Muehl, des italiens d'Arte Povera, de ceux de la Trans-Avant-Garde, et des néo-expressionnistes. Un théâtre de la cruauté, une esthétique de la destruction, voire du stercoraire, le spectacle du Terrible et de l'Intrigant, mais aussi les surabondances de forces génératrices et fécondantes, une catharsis des affects, une action incarnatrice parce qu'elle propose de refermer des plaies, de rapprocher les lèvres des blessures pour viser la cicatrice, la fermeture, la trace légère sur la peau ou dans l'œuvre du traumatisme qui fut dans les chairs et dans l'être. Abondance de rouge donc, l'incarnat, la vie réelle - la joie comme invitation à une transformation de l'individu qui le pratique, à la métamorphose du sujet. Un art de vivre. ![]() "Mon attaque suicide se profile" résine & pigments sur papier journal 45 x 30 cm |
Des arborescences et des floraisons luxuriantes, des enchevêtrements de racines nouées, une éclosion fantastique de bourgeons, des réseaux de chrysalides improbables prêtes à accoucher, en forme de boucliers tribaux, de pagaies totémiques, de flèches faîtières canaques, de plumes d'oiseaux magiques et innombrables, de flammes issues de feux sacrés, archétypes ancestraux enfouis dans l'inconscient de l'humanité, de fétiches barbares de rites inconnus et réinventés pour des vénus préhistoriques et des " tiki " bandants - une glorification de la sacralité de la fécondation. Des yeux, des bouches, des sexes, des vagins, des vulves, des orifices, des béances, des manques et des trop pleins, des énergies débordantes de vie. L'orgiaque est modalité d'un nouveau culte, l'érection se fait méthode, le geste est impulsif, incontrôlé, la peinture projetée dans des dégoulinures jouissives. Le pinceau s'est fait pénis et la chair verbe. Paskua célèbre la chair réelle, sensible, matérielle, phénoménale, la viande et la vie, la peau et les muscles, le chyle et le sperme, le sang et les humeurs. Se réalise alors une subtile substitution antipodique du symbole phallique gréco-romain, masculin, par son équivalent polynésien, inversé, féminin, dans le tabou du corps intact d'une jeune vierge dévoilée, mise à nu, exposée dans l'espace polymorphe du tableau. La déviance est celle du regard, l'action de peindre est perçue comme accomplissement d'un rituel chamanique, à la limite de la transe, dont la quête est la force, la violence qui anime le monde et l'énergie du corps, une résistance délibérée à toute volonté de nier la vie. Alors s'inscrivent la trace de ces souffles de vie, ces influx vibratoires, ces ossatures du monde, ces architectures métaphoriques de l'humeur impétueuse et joyeuse. Jubiler c'est oublier qu'on doit, qu'on va mourir. Les peintures expressionnistes et fauves, actionnistes et rebelles, libertines et libertaires sont construites sur l'ombre de cette destinée fatale et la lumière qu'est la possibilité de la volupté. Pour éclairer la vie. Un art d'aimer. ![]() "Gauguin dérouté" résine & pigments sur papier journal 45 x 30 cm |